Le site web, censé promouvoir les mérites
des artistes (voire des Majors) et présenter la loi
HADOPI du ministère de la culture a été contrefait par
usurpation d'url*.
http://jaimelesartistes.fr/
Le site officiel Jaimelesartiste.fr, pourtant
annoncé comme super blindé et protégé, est quant à lui indisponible,
victime de hackers, coulé par des millions de requêtes
DoS (Deni of Service), comme on peut le lire en bas d'une page
balise provisoire :
"Site momentanément indisponible" !
Le site officiel ne présente plus
qu'une page balise,
elle même difficilement accessible : Voir
une copie...
Le changement de structure serveur et renforcement sécurité va déjà couter
fort cher aux contribuables, avant même l’adoption de la
loi "Création et Internet" dite loi
HADOPI .
Réaction du ministère de la culture – source AFP :
«
Les groupes de pression qui s’opposent aux droits des artistes et des
entreprises culturelles [privent] de tribune ceux qui défendent, concrètement,
grâce au projet de loi Création et Internet, et non par de simples
déclarations d’intention, les créateurs et ceux qui les soutiennent.
».
Le projet de loi dit HADOPI tire son nom de la "Haute Autorité pour la
Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet". Cette
administration, Haute Autorité Internet, aura
pour vocation, à l'instar du CSA de l'audio-visuel, de faire
respecter et de contrôler l'usage d'Internet en France, dans le but notamment
de stopper le téléchargement illégal.
Oui, les artistes doivent
pouvoir vivre de leur talent et de leur travail !
Bien évidement, par déontologie, par principe et par respect, nous
somme totalement contre le piratage et la copie illégale. Il n’en
demeure pas moins que cela commence bien mal en matière de protection des
réseaux Internet et contrôle des adresses IP, pour les instances officielles
qui devront être en charge de surveiller et réprimander les
téléchargements illégaux de musique MP3, films, vidéos, jeux
et autres programmes informatiques.
Techniquement la loi HADOPI
sera-t-elle réellement applicable ?
Ne parlons pas du problème de traçage des adresses IP, qui
sont de plus en plus "masquables et brouillables" sur des réseaux d'échanges
privés et cryptés (VPN) ; comme par exemple GigaTribe ou
le très prochain VPN Ipredator, des suédois The
Pirate Bay, annoncé comme "sûr". Souvenons-nous que le bridage et le
contrôle de NAPSTER, le premier véritable réseau d’échange de musique, a
favorisé l’explosion de nombreux systèmes Peer to Peer
(P2P), comme eMule, eDonkey, Bit-Torrent et autres réseaux d’échanges
sociaux, comme YouTube, MySpace, FaceBook, etc.
Quelques interrogations…
Les internautes qui se feront pirater leur propre liaison Wifi
(malgré d’éventuelles protections), recevront-ils un mail d'avertissement à
tort ? Risqueront-ils de se voir supprimer l’accès au Web ? Quid du droit et de
la présomption d'innocence ?
De plus, il est fort probable que l'envoi d'email
d'avertissement donne lieu à de très nombreux spam,
virus et hoax (canulars) les imitant...
Malheureusement l’imagination fertile des spammeurs, véritable plaies
d’Internet, est sans limite. D'ou une réaction prévisible de rejet et de
filtrage par les internautes et les systèmes de protections (anti-virus,
anti-espions, pare-feu…).
En conséquence, bon nombre de mail d'avertissement seront tout simplement
filtrés et détruits. Seul restera alors, la lettre AR... Mais cela coutera
beaucoup plus cher au contribuable français.
Le « mis en examen » accusé par erreur, devra ensuite se défendre
contre l’administration et prouver sa bonne foi ; comme quoi son adresse
IP a été usurpée ou que sa connexion a été piratée. Ce qui ne
sera pas évidement à prouver !
Les gros trafiquants de
bande passante sont des pirates potentiels ?
Incapable de réellement tracer les adresses IP, il est possible, qu’a terme
les FAI (Fournisseur d’Accès Internet) soit tenu de
dénoncer déclarer toute personne dont le trafic dépasserait un certain
volume, soupçonnable potentiellement de faire du téléchargement
illégal, même si ce n’est pas le cas.
Un mail d'avertissement pourrait alors être envoyé en masse à tous les
vilains gros consommateurs de bande passante. Histoire de voir, et de
jouersur la peur du gendarme.
La limitation de bande passante pourrait aussi être
envisagée, hormis pour les services payant, on s’en doutera.
A terme, il est probable que les points d’accès libres (HotSpots
publics, web-cafés internet, Wimax…) soient fermés, fortement bridés
ou restreints à une liste blanche de sites autorisés.
Et peut-être même en reviendrons-nous aux principes du
Minitel, ou tout était payant ; sauf le 3611. Le Onze 11,
remplacé par une myriade d'annuaires téléphonique les
118, tous plus gratuits et pratique les uns que les
autres.
Tout cela coutera bien cher au particulier et risque de restreindre quelques
libertés… Comme le dénonce UFC Que Choisir en présentant ce projet
comme une abération judiciaire, technique et économique.
La dématérialisation des œuvres
de l’esprit est en marche
Pourquoi, continuer à s’accrocher aux Charbonnage de France des Majors
de la musique, ne faudrait-il pas profiter de la crise économique pour
avoir de l'audace et imaginer d’autres modes de financement et de
diffusion afin de rémunérer correctement les artistes et préserver la création
et les droits d'auteurs : Licence globale, Forfait de
téléchargement, Publicité, Sponsorisation... Espérons que nos dirigeants
politique et députés, éviterons la Taxe à Tout, ce mal bien
français !
Pourquoi Nathalie Kosciusko-Morizet, notre ancienne
ministre de l’écologie qui a défendu avec passion le
Grenelle de l’environnement, en tant que nouvelle secrétaire
d’État à la prospective et au développement de l’économie numérique,
reste-elle totalement absente des débats relatifs au projet de loi HADOPI
?
* Même si pirater les sites d'autrui (ici par
spoofing ou mystification d'url et par Deni of Service)
n'est pas admissible, et heureusement répréhensible ; il n'en
demeure pas moins que c'est un fait ! Des questions se posent donc quant
à la sécurité incontournable des systèmes
informatiques qui seront chargés de
la traçabilité des adresses IP par
l'HADOPI.
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