Depuis le 31 mars 2009, les gendarmes ont acquis le droit de se faire passer pour des mineurs ou des mineures sur les forums Internet, les réseaux sociaux et les sites de tchat, dans le but de démasquer les prédateurs sexuels d'enfants qui sévissent sur le Net.

Un pédophile arrêté grâce à la cyber-infiltration

Tous les coups sont désormais permis pour débusquer et traquer les pervers sexuel et pédophiles. Une première "cyberinfiltration" a réussi grâce à ce stratagème.

Les réseaux de pédo-pornographie sous haute surveillance policière

Après moins d'une semaine d'enquête, les gendarmes ont déjà interpellé un premier suspect mis en examen vendredi dernier à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. En pianotant sur un forum de discussion, ils ont en effet été contactés par un homme, un pédo-pornographe proposant clairement des relations sexuelles à l'adolescente, en fait, une gendarmette caméléone spécialisée du service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRDJ).

L'homme a été interpellé à son domicile et a reconnu en garde à vue avoir déjà eu des relations sexuelles avec deux jeunes adolescentes. Une information judiciaire a été ouverte ; le suspect a été mis en examen. Le procureur de la République de Seine Saint Denis se félicite de ce premier succès. 

Source : Julien Dumond RTL

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Plus largement la cyber infiltration des réseaux pédophiles s’inscrit dans la cadre du renforcement de la lute contre la cyber-criminalité, présenté par madame Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur lors du 2ème Forum International sur la Cybercriminalité le 24 mars 2009 à Lille.

Le "nombre de cyber-enquêteurs passera de 200 à 300 à la fin de l'année 2009 dans la police et à 214 dans la gendarmerie".

La ministre de l’intérieur a affirmé vouloir inclure dans la future LOPSI,  Loi d'Orientation Pour la Sécurité Intérieure, la surveillance des dérives criminelles liés à l’Internet. Ce qui devrait inclure notamment le contrôle des réseaux et sites d'échange d’images et vidéos à caractère pédophile mettant en scène des enfants ; ainsi le traçage des adresses IP des « voyeurs » surfant sur ces réseaux.