Taxe carbone : Une priorité fiscale écologique du Président Sarkozy

Présentée comme une évolution majeure au sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique, par le Président, le principe de la taxe carbone ne sera pas abandonné pour lutter contre l'effet de serre.

En effet, malgré ce retard, pas question de renoncer à une taxe, prévient le gouvernement, qui se remet à l'ouvrage. François Fillon, le Premier ministre, a annoncé dès hier soir qu'il présenterait un nouveau dispositif en Conseil des ministres le 20 janvier.

« La mise en place d'une contribution carbone est une priorité du président de la République et du gouvernement », dit-il. « Cette contribution est nécessaire pour orienter les comportements des entreprises et des ménages. » De son côté, le ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, est resté silencieux. Il devrait s'exprimer aujourd'hui.

Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a souhaité mardi soir que la France reste "à la tête du combat en faveur de l'environnement".

"La France a montré qu'elle était à la tête de ce combat elle le restera en présentant un nouveau texte le 20 janvier", a-t-il poursuivi tout en rappelant, comme l'avait annoncé un peu plus tôt Matignon.

Simple répit  pour taxer la tonne de CO2 ou changement de stratégie ?

Une nouvelle usine à gaz fiscale, dont seule la France a le secret, bientôt en préparation 

La tonne de CO2 - source Communaute Urbaine de Bordeaux L'intention de la CCE Contribution climat énergie était louable : il s'agissait d'aider la France à atteindre son engagement de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050. Mais la méthode était ambiguë : le gouvernement avait juré que la taxe carbone serait compensée à l'euro près et ne coûterait rien aux ménages français. En clair : on allait rembourser ce qui était payé.

La taxe devait s'appliquer à la consommation d'énergies fossiles des particuliers et des entreprises. Seuls les premiers devaient être aidés, mais certaines professions (agriculteurs, pêcheurs, routiers), grosses consommatrices de carburant et au fort pouvoir de lobbying, avaient obtenu un régime de faveur. Une inégalité de traitement devant l'impôt relevée par le Conseil constitutionnel.

Sources : AFP & OuestFrance

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